Calculateur de TJM freelance : calculer son taux journalier moyen

Le taux journalier moyen (TJM) traduit un revenu net visé en prix de vente journalier, une fois déduits les charges sociales et fiscales liées au statut choisi. Le nombre de jours réellement facturables dans l'année reste le facteur qui fait le plus varier ce chiffre.

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Comment se calcule le TJM

Le calcul part du revenu net mensuel visé, multiplié par douze pour obtenir un revenu net annuel cible. Ce montant est ensuite majoré des charges propres au statut choisi : cotisations sociales et impôt en micro-entreprise, ou charges patronales, salariales et impôt sur les sociétés en société. Le résultat donne le chiffre d'affaires annuel nécessaire pour couvrir à la fois le revenu net et les charges qui s'y rattachent.

Ce chiffre d'affaires est enfin divisé par le nombre de jours facturables dans l'année, c'est-à-dire les jours réellement vendus à un client, une fois retirés les week-ends, congés, jours fériés et temps passé en prospection ou en administratif. Le résultat de cette division est le TJM à facturer. L'ordre compte : un revenu identique peut donner un TJM très différent selon le statut retenu et selon le nombre de jours facturables posé au départ.

Ce qui fait varier le TJM

Trois paramètres modifient directement le TJM obtenu : le revenu net visé, le statut juridique et surtout le nombre de jours facturables. Ce dernier varie le plus, car il dépend d'un choix concret et non d'un taux de charges fixe.

Prenons un revenu net visé de 3 000 euros par mois, soit 36 000 euros par an. Avec 200 jours facturables, le chiffre d'affaires à réaliser se répartit sur 200 journées ; avec seulement 160 jours facturables, le même chiffre d'affaires se répartit sur 160 journées, ce qui relève le TJM d'environ 25 %. Passer de 200 à 160 jours facturables, par exemple à cause de congés plus longs ou d'une prospection plus lourde, augmente donc le TJM sans que le revenu visé ait changé. Le statut joue aussi, mais dans une proportion moindre que ce seul écart de jours facturables.

L'erreur courante sur ce chiffre

L'erreur la plus fréquente consiste à fixer le nombre de jours facturables trop haut, souvent autour de 220 jours par an, en oubliant les congés, les jours de formation, la prospection commerciale et les périodes creuses entre deux missions. Un TJM calculé sur cette base paraît bas et rassurant, mais il ne couvre pas le revenu net réellement visé une fois l'année terminée.

L'autre erreur consiste à négliger les charges spécifiques au statut retenu, en particulier lors d'un passage de la micro-entreprise à une société, où les cotisations et l'impôt suivent des règles différentes. Le TJM affiché semble alors compétitif face à la concurrence, mais il laisse un écart entre le revenu net encaissé en fin d'année et le revenu net qui avait été visé au départ. Revoir le nombre de jours facturables à la baisse, de façon réaliste, évite cet écart.

Questions fréquentes

Combien de jours facturables faut-il prendre pour calculer son TJM ?

Le nombre de jours facturables se construit à partir des jours ouvrés de l'année, dont sont retirés les congés, les jours fériés tombant en semaine, le temps de formation et celui consacré à la prospection ou à l'administratif. Par exemple, sur 365 jours, en retirant 104 jours de week-end, 25 jours de congés, 10 jours fériés et 30 jours non facturables, il reste 196 jours facturables. Ce chiffre reste propre à chaque activité et à chaque organisation.

Quelle différence entre le TJM en micro-entreprise et en société ?

En micro-entreprise, le TJM intègre les cotisations sociales forfaitaires et l'impôt calculés sur le chiffre d'affaires déclaré, sans distinction entre rémunération et charges de structure. En société, le TJM doit couvrir en plus les charges patronales et salariales sur le salaire versé, l'impôt sur les sociétés et d'éventuels frais de fonctionnement propres à la structure. À revenu net visé identique, ces mécaniques différentes donnent souvent un TJM plus élevé en société, car les prélèvements s'ajoutent à des niveaux distincts.

Le TJM calculé est-il le prix à annoncer au client ?

Le TJM obtenu correspond au tarif qui permet d'atteindre le revenu net visé compte tenu du statut et des jours facturables retenus. Il ne tient pas compte du positionnement du marché, de la négociation avec le client, ni des frais professionnels spécifiques comme le matériel ou les déplacements. C'est un point de départ pour construire un tarif, pas un prix figé à appliquer tel quel dans chaque devis.

Comment augmenter son TJM sans changer de statut ?

À statut et revenu visé constants, le TJM baisse quand le nombre de jours facturables augmente, et inversement. Réduire le temps non facturable, en resserrant la prospection ou en évitant les périodes creuses entre missions, permet donc de facturer un TJM plus bas pour le même revenu net, ou de conserver le même TJM tout en visant un revenu plus élevé. Le levier se trouve dans l'organisation du temps, pas uniquement dans le tarif affiché.